Testament: pourquoi les Belges le rédigent de plus en plus tôt
63 ans, c’est désormais l’âge moyen auquel les Belges rédigent leur testament. En 2024, il était encore de 65 ans. Mais pourquoi cette démarche se fait-elle de plus en plus tôt?
L’an dernier, 82.215 testaments ont été rédigés dans notre pays, soit près de 4 % de plus qu’en 2024, selon la Fédération du Notariat. Un chiffre qui témoigne de l’intérêt grandissant pour cette démarche en Belgique. De plus en plus de citoyens pensent à l’après et cherchent en effet à sécuriser leur patrimoine pour leurs proches. Et nombreux sont ceux qui n’attendent plus la dernière minute pour le faire.
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Rédiger son testament plus tôt
L’âge moyen des personnes rédigeant un testament a diminué. L’année dernière, il était de 63 ans. En 2024, il était encore de 65 ans. En Wallonie, l’âge moyen des testateurs a également diminué de deux ans, passant de 68 ans à 66 ans. A Bruxelles, il est passé de 70 ans à 68 ans.

Pourquoi le testament rassure… surtout après 50 ans
Cette évolution n’est pas anodine: de plus en plus de personnes préfèrent anticiper. Le testament est en effet un acte qui rassure.
Et pour cause: il permet de garder le contrôle sur sa succession. S’il est vrai que le conjoint et les enfants ont toujours droit à une part de l’héritage, ce qui reste peut être attribué à d’autres personnes. « Si vous ne rédigez pas de testament, votre succession sera répartie conformément à la législation en vigueur », explique Sylvain Bavier, notaire et porte-parole de notaire.be. Or, vous pouvez avoir envie de structurer votre patrimoine et de léguer certains biens de manière ciblée. Par exemple un logement, une épargne ou des souvenirs de valeur.
En outre, le testament est utile en cas de situation familiale complexe. Les couples non mariés, par exemple, optent souvent pour un testament. Cela leur permet de se protéger mutuellement, car selon la loi, ils héritent peu ou pas l’un de l’autre.
« Un testament est également vivement recommandé pour les partenaires sans enfants et les personnes seules sans enfants », poursuit Sylvain Bavier. « Il leur permet de favoriser un héritier spécifique ou de soutenir une œuvre caritative. » C’est aussi l’instrument idéal pour transmettre quelque chose à ses beaux-enfants ou à ses petits-enfants.
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