Une assurance dentaire est-elle utile ? 5 points essentiels avant d’y souscrire
De plus en plus de Belges souscrivent une assurance dentaire. Mais en retirent-ils toujours un bénéfice à la hauteur de l’argent investi ? Passons ici en revue ses avantages et ses inconvénients.
Elle a le vent en poupe depuis quelque temps : l’assurance complémentaire que l’on peut souscrire auprès des mutualités ou d’assureurs privés pour se prémunir contre des frais dentaires élevés. Rien d’étonnant à cela, car l’assurance maladie obligatoire ne rembourse qu’une petite partie des interventions coûteuses comme les implants. Pourtant, seule une minorité de Belges dispose d’une assurance dentaire, environ 10%. Pour l’assurance hospitalisation, ce chiffre dépasse les 80%. Le prix de l’assurance joue sans aucun doute un rôle important dans cette différence.
Le prix des soins dentaires
Une visite chez le dentiste, surtout lorsqu’il s’agit d’un traitement lourd, peut coûter très cher. Une couronne dépasse les 750 €, le prix d’un implant peut grimper jusqu’à 2000 €, et un appareil dentaire pour un adolescent peut atteindre 3700 €.Ajoutons à cela qu’en Belgique, actuellement, un peu plus d’un dentiste sur deux n’est pas conventionné. La part des dentistes non-conventionnés a en effetaugmenté. Ceux-ci facturent donc des honoraires et suppléments élevés, non remboursés par l’assurance maladie légale.
Il n’est donc pas surprenant que de nombreuses personnes investissent dans une assurance dentaire. Celle-ci ne couvre pas l’intégralité des frais, mais en rembourse une large part. Ces assurances dentaires sont proposées tant par les mutualités (CM, Helan, Solidaris…) que par des assureurs privés comme DKV. Ces derniers sont généralement plus chers, mais leurs formules sont souvent plus étendues.
Quand une assurance dentaire est-elle utile ?
Si vous consultez une fois par an pour un contrôle, la majeure partie des frais est entièrement prise en charge par l’assurance maladie obligatoire. Pour un examen bucco-dentaire standard chez un adulte, facturé 76,50 €, vous ne payez que 4 € de ticket modérateur. Il en va de même pour d’autres soins comme le détartrage, largement remboursés. La situation change lorsque des frais exceptionnels apparaissent, comme les implants, couronnes, bridges ou prothèses. Les familles aussi sont concernées, car l’orthodontie n’est que partiellement remboursée. Selon la couverture, une assurance dentaire permet de récupérer entre 50 et 80% de la partie non remboursée.
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5 points à vérifier avant de souscrire une assurance dentaire
Ce n’est pas un choix à prendre à la légère.
Quel est le coût mensuel ?
Via le site des mutualités et des assureurs privés, il est généralement possible de simuler le coût mensuel ou annuel de l’assurance pour votre famille. Celui-ci dépend fortement de l’âge des parents et des enfants, ainsi que de l’année d’adhésion.
Une assurance dentaire est la plus avantageuse lorsqu’elle est souscrite jeune (à partir de 6 ans). Pour environ 4 € par mois, un enfant de six ans peut être assuré. En revanche, si vous souscrivez vers 60 ans, il faut compter au minimum 30 € par mois, le risque de problèmes dentaires étant évidemment plus élevé.
Quel est le plafond annuel de remboursement ?
La plupart des assureurs appliquent un plafond annuel de remboursement par personne. Vérifiez que ce plafond est suffisamment élevé pour couvrir également des traitements exceptionnels. C’est, après tout, la raison principale de souscrire une assurance dentaire.
Quel pourcentage du traitement est remboursé ?
Si vous souscrivez une assurance surtout pour vos enfants, vérifiez combien de fois et à quel pourcentage l’orthodontie (appareils, bagues) est remboursée. En général, il s’agit d’un remboursement unique, plafonné à 60%.
Si vous souscrivez plus tard, examinez attentivement le pourcentage de remboursement des prothèses et implants dentaires. Il est inutile de payer au moins 360 € par an pour une assurance couvrant spécifiquement un implant si le remboursement reste très limité.
Qu’est-ce qui n’est PAS remboursé ?
La plupart des assureurs ne prennent pas en charge les soins dentaires esthétiques, comme le blanchiment des dents. Les traitements orthodontiques pour adultes, tels que les bagues ou appareils, sont également souvent exclus.
De plus, de nombreuses assurances ne couvrent pas les problèmes dentaires déjà existants au moment de la signature du contrat.
Qu’en est-il du délai de carence ?
La plupart des polices prévoient un délai de carence avant que la couverture complète n’entre en vigueur.
- Comptez environ six mois pour les soins curatifs, comme le traitement des caries.
- Pour l’orthodontie, les prothèses et les implants, le délai est généralement d’un an.
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