Les hôpitaux belges évoluent vers des séjours toujours plus courts. © Engin Akyurt/Pexels

Opération, accident, maladie… Combien de jours reste-t-on en moyenne à l’hôpital?

Mailys Chavagne
Mailys Chavagne Journaliste/webmaster

Lorsqu’on est admis à l’hôpital, une question revient souvent: combien de temps va-t-on y rester? Si la réponse dépend de nombreux facteurs, la durée moyenne des séjours hospitaliers tend à diminuer en Belgique, selon le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE).

De quelques heures à plusieurs jours, voir plusieurs semaines selon les cas, la durée d’un séjour à l’hôpital peut fortement varier. Mais en Belgique, une tendance se confirme depuis plusieurs décennies: les hospitalisations sont de plus en plus courtes. Une évolution positive ou un risque pour la santé des patients?

On passe de moins en moins de jours à l’hôpital

Les hôpitaux belges évoluent non seulement vers des séjours toujours plus courts, mais parallèlement,  le nombre d’interventions réalisées au hôpital de jour ne cesse d’augmenter, selon l’étude du KCE. En moyenne, la durée d’un séjour est ainsi passée de 6 à 5 jours, et la part des interventions chirurgicales sans hospitalisation est quant à elle passée de 58% à 66%.

Mais comment expliquer cette évolution ? Plusieurs raisons à cela, avance le KCE, qui pointe non seulement des bénéfices pour les patients, à savoir:

  • moins d’infections,
  • moins de complications,
  • un retour plus rapide à domicile.

Mais aussi pour les hôpitaux :

  • une meilleure utilisation des lits,
  • une meilleure gestion du personnel en pénurie,
  • une prise en charge d’un plus grand nombre de patients.

Est-ce sans danger pour les patients?

Contrairement aux craintes, raccourcir la durée d’un séjour à l’hôpital ne semble pas nuire à la sécurité des patients. « Cette évolution n’a pas entraîné d’augmentation du risque de réadmission non planifiée ni de mortalité dans les 30 jours suivant la sortie », constate le KCE dans son analyse. Et cela vaut également pour les patients plus âgés ou polypathologiques.

Des exceptions existent toutefois, comme le souligne les recherches internationales. Certaines situations, comme la prise en charge de l’insuffisance cardiaque en hôpital de jour ou la sortie prématurée de patients très fragiles (notamment les plus de 85 ans), peuvent être associées à un risque plus élevé de devoir retourner à l’hôpital.

Bien s’informer au préalable

Avant une admission, il est donc important de discuter avec son médecin de la durée d’hospitalisation prévue et des conditions de suivi après la sortie. Et ce, afin de garantir une prise en charge adaptée.

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