Garder ses petits-enfants pendant les vacances: jusqu’où s’investir?
Lorsque les grands-parents gardent leurs petits-enfants pendant les vacances scolaires, ils rendent service à de nombreux parents qui travaillent. Pour eux, c’est souvent un moment de joie et de complicité. Mais entre plaisir et charge mentale, jusqu’où s’investir sans s’épuiser?
En Belgique, les grands-parents jouent souvent un rôle central dans l’organisation familiale. Quand les vacances scolaires arrivent, beaucoup de papys et mamies prennent le relais. Accueillir les petits-enfants à la maison, les conduire aux stages, organiser des sorties. Parfois pour quelques heures. Parfois pour plusieurs jours. Mais derrière ces moments de complicité, il peut aussi y avoir de la fatigue. Poser ses limites et préserver son équilibre devient alors essentiel.
Les grands-parents, un vrai soutien pour les familles
Près d’un grand-parent sur 2 garde ses petits-enfants pendant les vacances, selon une étude de MyFamily. En moyenne, il y consacre environ 10 jours par an et par petit-enfant. Mais lorsque la famille s’agrandit, le temps investi augmente lui aussi. Pour certains, cela peut représenter jusqu’à 40 jours par an.
Leur rôle ne se limite toutefois pas aux congés scolaires. Enfants malades, crèche fermée, activités extrascolaires, imprévus à l’école… À la moindre urgence, les grands-parents deviennent un véritable « filet de sécurité » pour les familles.
« Grâce à leur dévouement, les grands-parents offrent aux parents un répit et une tranquillité d’esprit au quotidien, leur permettant de concilier travail, famille et loisirs », explique Youssef Deconinck, porte-parole de MyFamily.
La question des limites
Et si la plupart endossent ce rôle avec bonheur, certains ne trouvent pas toujours la force de répondre à toutes les demandes de leurs enfants. Ils estiment aussi que les attentes peuvent parfois être trop élevées.
« Avec l’allongement de l’espérance de vie et les mutations du marché du travail, l’aide intergénérationnelle apportée par les aînés occupe une place croissante », soulignait une étude de la Mutualité chrétienne publiée fin 2024. Un constat qui soulève une question délicate: ce soutien ne risque-t-il pas d’être considéré comme acquis ?
Autre observation : l’âge et la distance jouent un rôle déterminant dans l’implication des grands-parents. Ainsi, les plus jeunes retraités s’investiraient davantage. Et la proximité géographique augmenterait nettement la fréquence des gardes.
Plus qu’une garde: du temps de qualité
Mais s’occuper de ses petits-enfants, ce n’est pas seulement veiller sur eux et faire le taxi. C’est aussi et surtout partager des moments de complicité. Autour d’un repas, lors d’un jeu improvisé, pendant une balade au parc ou encore en les aidant à faire leurs devoirs.
Les activités les plus fréquentes épinglées par l’étude reflètent cette diversité:
- Manger ensemble
- Jouer ensemble
- Les garder durant les congés scolaires
- Les conduire ou les récupérer à l’école
- Faire une excursion au zoo, dans un parc d’attractions ou au musée
- Faire les courses
- Les garder après l’école
- Les garder quand ils sont malades
- Faire du sport ensemble
- Les aider à faire leur devoir
Au-delà de l’aspect pratique, la garde des petits-enfants constitue donc aussi un espace relationnel fort. Des moments privilégiés qui nourrissent le lien entre les générations. Et surtout, qui permettent de construire de beaux souvenirs.
Trouver son propre équilibre
Si le rôle de soutien des grands-parents prend aujourd’hui de plus en plus d’ampleur, il ne faut pas oublier que cette tâche est, dans la plupart des cas, un choix consenti et vécu positivement. À condition toutefois de parvenir à trouver un équilibre entre la disponibilité pour la famille et le temps pour soi.
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