Organiser des funérailles est à la fois une épreuve émotionnelle et une tâche très concrète. © DELA

Funérailles: comment parler de ses dernières volontés avec ses proches

Nous parlons assez facilement de la manière dont nous voulons célébrer une naissance ou un mariage. Mais lorsqu’il s’agit de notre propre départ, la conversation est souvent repoussée à plus tard.

C’est ce qui ressort de la dernière enquête de l’assureur funéraire DELA: plus de la moitié des Belges (53%) pensent rarement ou jamais à leurs propres funérailles. Il y a 3 ans, cette proportion était encore plus élevée (63%). Les mentalités évoluent donc, mais le tabou reste bien présent.

Pourquoi partager ses dernières volontés est important

Organiser des funérailles est à la fois une épreuve émotionnelle et une tâche très concrète. Et lorsque les proches ne connaissent pas les souhaits du défunt, cela complique encore les choses. Près de la moitié des Belges (43%) déclarent avoir déjà rencontré des difficultés lors de l’organisation de funérailles parce que les volontés du défunt n’étaient pas claires.

Exprimer clairement ses volontés – que l’on soit jeune ou plus âgé – permet d’éviter beaucoup de stress et de doutes. Il ne s’agit pas d’alourdir le sujet, mais au contraire d’offrir plus de sérénité à ses proches.

Beaucoup de choix, peu de discussions

Un décès implique de nombreuses décisions: inhumation ou crémation, exposition du corps, choix du cercueil, lieu de la cérémonie, musique, invités, fleurs… Il n’est donc pas étonnant que 2 Belges sur 3 considèrent qu’il est important que leur famille connaisse leurs souhaits funéraires.

Pourtant, un décalage apparaît entre ce que les gens jugent important et ce qu’ils font réellement:

  • 38% n’ont jamais parlé de leurs volontés funéraires avec qui que ce soit.
  • 61% déclarent n’avoir encore rien réglé concernant l’organisation de leur fin de vie.

Enregistrer ses volontés funéraires

Parmi les personnes qui ont déjà formulé leurs volontés – environ 1 Belge sur 7 – un peu plus d’un quart (28%) les ont enregistrées officiellement auprès de leur commune. Que font les autres?

  • Un peu plus de la moitié conservent le document chez elles ou l’ont partagé avec des proches.
  • 1 Belge sur 5 dans ce groupe ignorait qu’il était possible d’enregistrer officiellement ses volontés funéraires auprès de la commune.

Un soulagement pour soi et pour ses proches

Parler de ses funérailles peut sembler inconfortable. Pourtant, cela produit souvent l’effet inverse: la discussion peut être libératrice. Surtout, elle permet aux proches de dire adieu avec davantage de certitude et moins de doutes, dans le respect des souhaits de la personne disparue.

Funérailles: comment aborder simplement la discussion

Si aborder le sujet reste difficile, discuter avec un conseiller funéraire peut aider à y voir plus clair.

1. Commencez tôt

N’attendez pas « plus tard ». Parler de ses funérailles à l’avance est souvent plus simple. Vous pouvez commencer par une question concrète, comme le choix entre crémation et inhumation.

2. Prévenez vos proches

Évitez de les surprendre. Vous pouvez dire par exemple: « Quand tu seras prêt(e), j’aimerais qu’on prenne un moment pour parler de nos funérailles. »

Expliquez aussi votre démarche: l’objectif est d’apporter plus de clarté et de sérénité pour l’avenir.

3. Choisissez un bon moment et un lieu neutre

Une promenade ou un endroit calme, sans souvenirs trop chargés, peut faciliter la discussion. Il vaut mieux en parler pendant la journée, pour laisser le temps à ses proches de digérer l’information.

4. Notez vos volontés essentielles

Écrivez les grandes lignes: crémation ou inhumation, cérémonie intime ou plus large, musique ou textes, lieu. Vous pouvez aussi expliquer pourquoi certains choix sont importants pour vous.

5. Partagez-les avec au moins une personne de confiance

Parlez-en à votre partenaire, à un enfant ou à un ami, et restez ouvert à leurs réflexions. Un compromis est parfois possible, par exemple répartir les cendres entre différents lieux ou objets commémoratifs.

6. Conservez ou enregistrez vos volontés

Gardez le document chez vous, dans un endroit connu de vos proches, et/ou enregistrez vos volontés funéraires auprès de votre commune. Cela peut éviter bien des recherches et des incertitudes au moment venu.

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