Un nouveau baromètre des trajets domicile-travail permet de dresser une liste précise des facteurs qui stressent le plus les navetteurs belges.
Si les embouteillages et l’insécurité routière demeurent des préoccupations majeures sur la route, les sources de tension varient selon le mode de transport utilisé, selon une étude récente d’o2o Bicycle Leasing. Or, la qualité des trajets influencerait directement le bien-être général et la performance des employés au travail.
Les 3 principaux facteurs de stress sur la route
L’étude montre que les embouteillages (37%) et les situations de circulation dangereuses (37%) sont les deux sources de stress les plus importantes pour les navetteurs belges, et ce, quel que soit le mode de transport utilisé. Bien que le danger soit particulièrement ressenti par les cyclistes.
Le comportement des autres usagers de la route arrive juste après, avec 31% des travailleurs belges qui le citent comme source de stress. Autrement dit, près d’un Belge sur trois est affecté par l’attitude des autres conducteurs ou voyageurs pendant son trajet domicile-travail.
Un stress qui varie selon le véhicule
Le stress n’est pas vécu de la même manière selon que l’on est au volant, derrière un guidon ou sur le siège d’un transport public.
- Pour les automobilistes: entre 24% et 29% d’entre eux se disent stressés par la manière dont les autres conduisent.
- Pour les cyclistes: le danger est la préoccupation numéro un. 61% d’entre eux sont stressés par les situations de circulation dangereuses. C’est surtout le comportement des autres usagers de la route dont ils se méfient.
- Pour les usagers des transports en commun: le stress est moins lié à la route qu’au confort et à la fiabilité. Le manque de places assises est un facteur de stress important (59%), suivi par les problèmes techniques (retards, pannes, grèves) et le comportement des autres voyageurs (bruits, nuisances…).
Un impact sur le bien-être et le travail
Ce stress vécu durant le trajet influence directement la manière dont l’employé commence sa journée (ou la finit). « Pour beaucoup, les trajets domicile-travail font partie intégrante de leur journée de travail », explique Geert De Rycke, PDG d’o2o Bicycle Leasing. « Le stress lié aux trajets domicile-travail n’est donc pas seulement une question de mobilité, mais aussi un enjeu de bien-être. »
Embouteillages, transports bondés, dangers… ont un impact considérable sur l’humeur et la disposition mentale des navetteurs: cela va même jusqu’à se répercuter sur les équipes et la performance. Et pour cause: cette lassitude et irritabilité ne disparaissent pas une fois arrivé au bureau. Certains ressentent même le besoin de décompresser avant de démarrer leur travail.
Le vélo, le transport le moins stressant?
Néanmoins, les chercheurs ont remarqué que les cyclistes étaient moins impactés par leur trajet. L’explication? Leur perception du temps. Alors que les automobilistes et les usagers des transports en commun vivent souvent leur trajet comme du « temps perdu », les cyclistes ont une expérience plus positive puisqu’ils restent actifs.
« Le temps passé à vélo est souvent perçu différemment que le temps passé dans les embouteillages ou sur un quai de gare », explique Geert De Rycke. Ils ressentent donc un impact moins négatif sur leur humeur, leurs performances professionnelles et leur planning quotidien.
Conclusion: un enjeu de mobilité et de santé mentale
On le voit: le stress du trajet domicile-travail n’est pas un simple détail et ne doit pas être pris à la légère. Il influence directement le bien-être, la cohésion d’équipe et la performance au travail. Face à ce constat, le travail hybride apparaît comme une solution de plus en plus pertinente. Il permet de réduire les tensions liées aux déplacements, bien qu’il ne soit pas applicable à tous les métiers.