Le changement d’heure peut entraîner de la fatigue, des problèmes de concentration et une augmentation du stress au travail. © Kaboompics/Pexels

Changement d’heure: comment anticiper le passage à l’heure d’été

Mailys Chavagne
Mailys Chavagne Journaliste/webmaster

Dans la nuit du samedi 28 mars au dimanche 29 mars, nous passerons à l’heure d’été. Nous perdons ainsi une heure de sommeil. Ce changement, souvent perçu comme anodin, perturbe pourtant notre horloge biologique et peut affecter notre énergie et notre concentration. Comment mieux s’y préparer?

Chaque année, le passage à l’heure d’été nous fait perdre une heure de sommeil. Un détail pour beaucoup. Pourtant, ses effets peuvent se faire sentir pendant plusieurs jours, voire une semaine: fatigue accrue, baisse de la concentration… La meilleure stratégie? Anticiper ce changement d’heure, idéalement quelques jours à l’avance. Le service externe de prévention Idewe partage ses conseils pour mieux traverser cette période.

Comment le passage à l’heure d’été nous affecte-t-il ?

Le changement d’heure bouscule notre horloge biologique: « la plupart des travailleurs commencent l’été avec une dette de sommeil », observe l’Idewe. Ce qui peut entraîner de la fatigue, des problèmes de concentration et une augmentation du stress au travail.

Ce manque de sommeil réduit en effet l’énergie disponible à la bonne exécution des tâches. Les sources de distraction – réseaux sociaux, actualités, achats… – deviennent dès lors plus tentantes. Résultat: la concentration s’effrite, et la productivité en pâtit.

Les effets négatifs ne se limitent pas au bureau. Les chercheurs ont également observé une légère hausse des accidents de la route durant la semaine qui suit le changement d’heure. Signe que la vigilance globale diminue.

Anticiper le changement d’heure: 3 conseils

Pour limiter ces effets, mieux vaut anticiper le passage à l’heure d’été. Comment? En « synchronisant naturellement son horloge biologique », conseille Idewe. Pour ce faire, 3 leviers peuvent aider: l’exposition à la lumière, le rythme de sommeil et le niveau d’activité physique.

1. Optimiser l’exposition à la lumière

La lumière du soleil est cruciale car elle stimule la production de sérotonine, ce qui améliore l’humeur et la vigilance. Le matin, il est recommandé de laisser entrer la lumière du jour dans sa chambre ou de faire une courte marche de 5 à 10 minutes à l’extérieur, afin de freiner la production de mélatonine.

À l’inverse, il faut réduire la lumière vive et celle des écrans au moins une heure avant le coucher pour permettre au corps de sécréter naturellement de la mélatonine et favoriser l’endormissement.

2. Adapter progressivement son rythme

Pour éviter un choc brutal, notamment lors du passage à l’heure d’été, essayez de vous coucher un peu plus tôt quelques jours auparavant. Un conseil d’autant plus important pour les couche-tard, pour qui les jours qui suivent le passage à l’heure d’été peuvent être particulièrement difficiles. Maintenir des horaires de coucher fixes est également primordial pour stabiliser son biorythme et permettre à son corps de s’adapter progressivement.

3. Favoriser le mouvement en extérieur

Il est conseillé de passer ses pauses à l’extérieur ou de privilégier des « réunions-promenades » pour s’exposer au maximum à la lumière naturelle. L’activité physique, qu’il s’agisse de yoga ou d’exercices plus intenses, aide aussi à réguler l’organisme.

Et si vous aménagiez votre lieu de travail?

Vous travaillez à domicile? Pensez à aménager votre environnement de travail. Placer par exemple votre poste de travail près d’une fenêtre, afin de favoriser un apport de lumière naturelle.

Pour une concentration optimale et pour « réveiller » votre horloge interne, optez pour un éclairage artificiel de couleur blanc neutre ou froid (4000-5000 K), en particulier durant les premières heures de la journée.

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