Les Belges présentent encore de sérieuses lacunes en matière de prévention. © Getty Images

Incendie domestique: les Belges sont mal équipés

Mailys Chavagne
Mailys Chavagne Journaliste/webmaster

Bien que l’installation de détecteurs de fumée soit obligatoire en Belgique, de nombreux foyers négligent encore cet équipement, révèle une étude d’iVOX pour Verisure.

Plus d’un an après l’entrée en vigueur de l’obligation d’installer un détecteur de fumée dans les logements à Bruxelles, obligation qui couvre à présent toute la Belgique, les bons réflexes ne sont pas encore systématiques. C’est ce que révèle une étude d’iVOX pour Verisure, leader du marché des systèmes d’alarme avec télésurveillance.

Prévention incendie: les lacunes des Belges

La crainte d’un incendie est bien réelle: pour plus d’un Belge sur deux, il s’agit même de la principale source d’inquiétude liée au logement. Pourtant, les Belges présentent encore de sérieuses lacunes en matière de prévention.

  • Manque d’équipement de base: bien que l’installation d’un détecteur de fumée soit désormais obligatoire dans toute la Belgique, 17% des Belges n’en possèdent toujours pas. À Bruxelles, ce chiffre s’élève même à 30%. De plus, 11% des ménages ne possèdent aucun équipement de sécurité (extincteur, couverture anti-feu).
  • Absence de plan d’urgence: côté préparation, 86% des Belges n’ont pas de plan d’évacuation clairement défini pour leur domicile.
  • Méconnaissance des numéros de secours: environ 22% des Belges ne connaissent pas le numéro à composer pour joindre les secours. Une méconnaissance plus prononcée chez les jeunes de 18 à 35 ans, dont plus d’un quart ignore qu’il faut appeler le 112.
  • Comportements à risque au quotidien: une large majorité des Belges admettent adopter des comportements dangereux, comme laisser des multiprises ou des chargeurs branchés ou laisser fonctionner des appareils électriques en leur absence (ou durant la nuit).

Les causes fréquentes d’incendie

11% des Belges déclarent avoir déjà été confrontés à un incendie. À Bruxelles, cette proportion atteint 20%, contre 12% en Wallonie et 8% en Flandre.

Chez les répondants ayant déjà été confrontés à un incendie, les causes les plus souvent citées sont les suivantes:

  • l’embrasement d’un appareil de cuisson
  • les appareils électroménagers comme le sèche-linge, le lave-linge et le lave-vaisselle
  • une cigarette, une bougie ou toute autre flamme nue

Les 3 premières minutes sont cruciales

En cas d’incendie, les 3 premières minutes sont considérées comme cruciales pour évacuer une pièce en feu. Et pour cause : non seulement, l’incendie génère des fumées toxiques qui constituent un danger mortel, mais le risque d’embrasement généralisé augmente fortement au-delà de ces 3 minutes. Toute fuite serait dès lors impossible.

Face à ce constat, l’enjeu n’est pas seulement d’être équipé, mais aussi d’être alerté partout, le plus tôt possible. Comme chaque seconde compte, une détection rapide (via des détecteurs de fumée) est en effet le seul moyen de permettre aux occupants d’utiliser ce très court laps de temps pour évacuer en toute sécurité.

Or, seuls 50% des Belges en ont conscience. Près d’un tiers pensent disposer de 3 à 7 minutes et certains imaginent même avoir plus de 10 minutes pour réagir. « La baisse du nombre de victimes observée à Bruxelles depuis l’entrée en vigueur de l’obligation d’installer un détecteur de fumée prouve qu’une détection précoce peut sauver des vies », conclut Peter Van Rossum, responsable prévention d’Oscare, centre de recherche et de suivi des personnes souffrant de brûlures et de cicatrices.

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