Le Conseil supérieur de la Santé a établi des repères clairs pour limiter les risques liés à la consommation d’alcool. © Kampus Production/Pexels

Buvez-vous trop d’alcool? Faites le point sur votre consommation

Mailys Chavagne
Mailys Chavagne Journaliste/webmaster

Un verre de vin à table, une bière devant la télévision, une petite coupe pour célébrer un anniversaire… L’alcool fait partie du quotidien. Mais à partir de quand cette consommation devient-elle problématique pour la santé?

« Encore un petit verre? » Dans l’ambiance festive d’un repas, il est parfois difficile de refuser. Véritable lubrifiant social, l’alcool favorise en effet la convivialité et désinhibe. Les études montrent que les plus de 65 ans consomment parfois plus régulièrement qu’on ne le pense. Pourtant, beaucoup sous-estiment encore les quantités d’alcool réellement consommées. Pour faire le point sans dramatiser, encore faut-il comprendre une notion essentielle: celle des unités d’alcool standard.

Unité d’alcool: combien de grammes dans un verre?

Une unité d’alcool correspond à un verre standard, qui contient environ 10 grammes d’alcool pur. Mais attention, tous les verres ne se valent pas. Selon la boisson choisie, son degré d’alcool et la quantité servie, un seul verre peut en réalité contenir plus d’une unité.

Quelques repères concrets:

Ainsi, si l’on a pris un verre d’apéritif et deux bières « spéciales » de 33cl à 8% d’alcool, on a consommé environ 5 unités d’alcool, et non 3. C’est souvent là que l’on se trompe.

Consommation d’alcool à risque : les repères officiels

Le Conseil supérieur de la Santé a établi des repères clairs pour limiter les risques liés à la consommation d’alcool. Concrètement, pour les adultes, l’alcool, c’est :

  • maximum 2 verres par jour (et pas tous les jours !)
  • maximum 10 verres standard par semaine
  • répartis sur plusieurs jours
  • avec au moins 2 jours par semaine sans alcool.

De son côté, l’OMS recommande également de ne pas dépasser les 4 unités d’alcool par occasion.

Ces repères concernent aussi bien les femmes que les hommes. Mais ils doivent être adaptés en fonction de l’âge, de l’état de santé et de la prise éventuelle de médicaments.

Alcool après 60 ans: ce qui change avec l’âge

Avec l’âge, le corps métabolise l’alcool plus lentement. Ses effets sont donc plus marqués et durent plus longtemps. Par conséquent, pour une même quantité d’alcool, les personnes âgées présentent des taux sanguins plus élevés, une tolérance moindre et une ivresse plus rapide.

Et si les effets sur la santé ne sont pas toujours visibles immédiatement, ils peuvent s’installer progressivement :

  • Sur le plan physique, par exemple, une consommation trop régulière peut augmenter la tension artérielle, et donc accroître le risque d’accidents vasculaires cérébraux. L’alcool s’attaque également au foie, avec un risque accru de cirrhose ou d’insuffisance hépatique.
  • Sur le plan mental, l’alcool peut entraîner la fatigue, la dépression, les insomnies, la désorientation, les problèmes de mémoire et les troubles de l’équilibre.

Même une consommation modérée d’alcool peut altérer l’équilibre et augmenter le risque de chutes, qui est une cause importante de décès chez les plus de 65 ans.

Enfin, beaucoup de personnes de plus de 60 ans suivent un traitement régulier. Or, l’association de certains médicaments avec l’alcool peut être problématique. L’alcool peut en effet interagir avec ces médicaments et augmenter les effets secondaires.

Comment savoir si votre consommation d’alcool est problématique ?

Il n’est pas toujours facile d’évaluer sa propre consommation. Pour faire le bilan, le Réseau Alcool recommande un exercice simple: pendant 1 ou 2 semaines, notez chaque jour et systématiquement le nombre de verres standards (ou d’unités) que vous avez bus.

Posez-vous aussi ces questions:

  • À quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer une boisson alcoolisée ?
  • Combien de verres buvez-vous ?
  • Vous arrive-t-il de boire 6 boissons alcoolisées ou plus en une occasion ?

Plusieurs tests en ligne, gratuits, permettent également de faire le point, notamment sur :

En conclusion, même à faible dose, l’alcool n’est pas anodin. L’essentiel est de connaître les repères et d’adapter sa consommation à sa situation personnelle. En cas de question, un échange avec votre médecin peut aider à faire le point.

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