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La nutrition peut-elle améliorer les symptômes pulmonaires de la BPCO?

Le rôle de la nutrition dans les maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiaques ou le cancer a déjà fait l’objet de nombreuses recherches. Pour des maladies respiratoires telles que la maladie pulmonaire commune BPCO, la science est à la traîne dans ce domaine. L’alimentation pourrait pourtant avoir des effets positifs sur certains symptômes.

Des chercheurs norvégiens ont tenté d’apporter quelques réponses et ont rassemblé toutes les études réalisées à ce jour sur l’impact de l’alimentation sur la maladie pulmonaire BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). Une personne souffrant de cette maladie chronique a les poumons endommagés, ce qui provoque des troubles de la respiration et donc un apport insuffisant en oxygène. Cela entraîne des symptômes telles que l’essoufflement, une sensation d’oppression, un manque d’énergie, la toux et la formation de mucus. Cette maladie est incurable et est généralement causée par le tabagisme actif ou passif. Des conditions héréditaires peuvent également en être la cause.

Régime occidental

Après avoir analysé les études existantes, les chercheurs ont constaté qu’il existait un lien entre un régime occidental malsain – riche en viande transformée, en sucres et en aliments préparés – et le risque de BPCO. Les effets de la consommation de certains types d’aliments sur la fonction pulmonaire, l’inflammation et la capacité physique sont beaucoup moins clairs.

Selon certaines études, un régime riche en protéines serait bénéfique pour les patients atteints de BPCO, notamment pour leur condition physique. Une quantité suffisante de protéines est un élément important pour la construction des muscles. Il est certain que les personnes en sous-poids, c’est souvent le cas avec la BPCO, en bénéficient. Cet effet a également été constaté avec les aliments riches en vitamine D. De même, la recommandation de consommer des fruits et légumes riches en antioxydants pendant la réadaptation pulmonaire s’est généralement avérée avoir un impact favorable.

Inflammation

La qualité de vie des personnes atteintes de BPCO dépend largement de la réduction des symptômes, car la maladie est incurable. Plus les symptômes sont réduits – par exemple, grâce à une consommation accrue d’aliments riches en antioxydants – meilleure est la qualité de vie. Cependant, la plupart des études n’ont trouvé aucun effet significatif d’une augmentation de la consommation de fruits et légumes sur les marqueurs de l’inflammation. Seules quelques études ont noté des effets positifs.

Cette analyse des études existantes n’a pas encore permis de dresser un tableau concluant, mais il est clair qu’il serait utile de lancer d’autres études sur ce sujet, notamment pour d’autres maladies chroniques.

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