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Seule une minorité d’employeurs donne au personnel la liberté de définir son lieu de travail

PlusMagazine.be Rédaction en ligne

Maintenant que la recommandation de travailler à domicile a disparu (en Flandre et en Wallonie), la plupart des travailleurs passeront à nouveau plus de la moitié de leurs journées de travail au bureau. Un peu plus de 6 entreprises sur 10 choisissent de faire revenir leur personnel au bureau au moins 3 jours par semaine. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par l’entreprise de services RH ACERTA en collaboration avec la KU Leuven et #ZigZagHR.

Le télétravail était autrefois un privilège ; depuis un an et demi, il est soudainement devenu une mesure obligatoire ou fortement recommandée contre le coronavirus. Depuis le 1er septembre, la recommandation des pouvoirs publics de travailler à domicile a disparu en Flandre et en Wallonie. Mais cela signifie-t-il aussi que les travailleurs doivent et vont à nouveau passer la majorité de leurs heures de travail au bureau?

9 entreprises sur 10 ont déjà l’intention d’instaurer la forme de travail hybride – un mélange entre télétravail et travail au bureau – selon les chiffres d’Acerta, de la KU Leuven et de #ZigZagHR.

9 employeurs sur 10 sont pour le travail hybride

Dans ce groupe qui opte pour le travail hybride, six entreprises sur dix demandent à leur personnel de travailler en premier lieu depuis le site de l’entreprise, avec le télétravail comme alternative. Concrètement, leurs travailleurs passeront au moins trois jours au bureau. 28,9 % interprètent le travail hybride précisément à l’inverse : les personnes travaillent en premier lieu depuis leur domicile et se rendent parfois au bureau.

« Nous préconisons le retour au bureau pour stimuler le lien entre l’employeur et ses collaborateurs. Ce n’est pas très grave qu’il reste deux ou trois jours de télétravail sur la semaine », estime Kathelijne Verboomen, directrice du centre de connaissances Acerta Consult. « L’essentiel est de remplir les journées passées au bureau d’activités à valeur ajoutée qu’il est préférable d’organiser dans les locaux de l’entreprise, comme les brainstormings, les réunions d’équipe, les entretiens individuels, etc. Il faut également se soucier des relations informelles qui ont tendance à disparaître à cause du travail à distance. »

Et si les patrons ont déjà maîtrisé les défis plus techniques du travail hybride en équipe, ils pourraient avoir besoin d’une formation et d’un accompagnement supplémentaires pour la gestion de son équipe à distance. Par exemple en ce qui concerne le travail en équipe, l’encouragement d’initiative, l’autogestion par rapport au suivi, le coaching à distance...

10 % n’adhèrent pas (encore) au travail hybride

Le fait que 90 % des employeurs optent pour le travail hybride implique également que 10 % n’y adhèrent pas. La plupart d’entre eux demanderont à leurs travailleurs de se rendre au bureau toute la semaine de travail. À l’autre extrémité du spectre, peu d’entreprises pratiquent le télétravail à 100 % : 1 %.

Et pour cause, le travail hybride ne se prête pas à toutes les professions. Il y aura toujours des entreprises où de nombreuses activités, sinon toutes, dépendent du lieu.

Pousser la réflexion plus loin

Mais pour Kathelijne Verboomen, ce n’est que le début. Il n’y a pas que le facteur lieu qui a son importance dans le travail hybride, mais aussi le facteur temps. « Non seulement les gens ne travaillent plus toujours depuis le même lieu, mais ils ne travaillent pas non plus toujours au même projet ou à la même tâche au même moment. Les gens travaillent parfois de manière synchrone (simultanée) et parfois de manière asynchrone, tout comme ils travaillent tantôt ensemble physiquement et tantôt séparés physiquement. » D’autres études et recherches quant au processus à adopter doivent être faites afin d’exploiter tout le potentiel du travail hybride.

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